Mené 2-0 à la mi-temps, Monaco s'est finalement qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue aux dépens de Nantes (2-3). Les Canaris n'ont pas démérité, mais faute d'une condition physique suffisante, ces derniers n'ont pas pu accrocher les Monégasques sur la longueur.
COUPE DE LA LIGUE - 16E DE FINALE
NANTES - MONACO : 2-3
Buts: Keseru (13e), Heinz (34e) pour Nantes - Nené (48e s.p., 71e), Gakpé (54e) pour Monaco
Dire que Monaco a eu chaud jeudi soir face à Nantes lors de son 16e de finale de la Coupe de la Ligue est loin d'être une "image" exagérée. Les joueurs du Rocher sont passés par toutes les émotions sur le pré du stade Jean-Bouin d'Angers, pour arracher finalement une qualification pour le prochain tour de la compétition (2-3). Un succès à l'arraché qui est dû autant à la réactivité tactique de Ricardo qu'à la fraîcheur physique des Canaris.
Entendez par ces derniers mots une condition physique nantaise forcément inégale à celle de son adversaire. Ayant joué trois jours plus tôt en championnat face à des Pingouins libournais assez tenaces (2-3), il ne fallait pas s'attendre à un miracle de la part des hommes de Michel Der Zakarian. D'ailleurs, ce dernier, conscient de la complexité de la tâche, avait choisi d'entrée de laisser souffler certains de ses cadres sur le banc et notamment sa meilleure gâchette, le Zimbabwéen Harlington Shereni (cinq buts).
Pourtant le miracle a bien failli avoir lieu. Monaco n'étant pas au mieux, le FCNA choisit de lui céder volontiers les clés du jeu afin de jaillir en contres et de s'appuyer sur la technique de son joyau roumain Claudiu Keserü. Souvent inconstant, ce dernier choisit de laisser parler son talent aux dépens de la défense monégasque. D'une arabesque, Keserü se joue de Monsoreau avant de surprendre Roma dans un angle pourtant délicat (13e, 1-0). Le match a beau être ouvert, l'ASM piétine, se montre trop imprécis aux abords des vingt derniers mètres malgré les efforts de Camel Meriem. Et même ceux de Roma, décisif devant Goussé mais impuissant sur une volée lobée de Heinz (34e, 2-0).
Quand les jambes ne suivent pas...
Ricardo, conscient que les siens ont largement la capacité de forcer leur destin, décide de changer son dispositif tactique. Exit Bernardi, bonjour Perez (46e). L'ASM abandonne son 4-3-3 initial pour se repositionner en 4-4-2, Gakpé venant prêter main forte à Piquionne à la pointe de l'attaque monégasque. Le charme de ce pari ne tarde pas à opérer. Guillon, trop court sur Piquionne dans la surface, offre à Néné la réduction du score sur penalty (48e, 2-1). Six minutes plus tard, Gakpé profite d'un excellent ballon de Meriem dans le dos de la défense adverse pour aller battre Heurtebis (54e, 2-2. Si Nantes est encore en vie, les Canaris, émoussés, sont beaucoup moins lucides dans la surface de vérité.
Le miracle de la première période a vécu, notamment face à des joueurs princiers bien plus fringants. D'un coup franc direct magistral, aussi magnifique que décisif, Néné parachève la domination monégasque et met fin aux derniers espoirs nantais (71e, 2-3). Der Zakarian aura beau faire appel au fidèle Da Rocha (62e) et à son porte-bonheur Harlington Shereni (79e), le destin a déjà choisi son camp. Trop limités physiquement, les Canaris n'avaient pas toutes les armes pour accrocher Monaco en fin de partie. Monaco, qui met fin à une désagréable série de trois défaites consécutives et continue sa route en Coupe de la Ligue, devra s'en souvenir. A l'avenir, son prochain adversaire, lui, pourrait bien être en pleines possessions de ses moyens.
LA DECLA : Ricardo (entraîneur de Monaco)
"C'était un très bon et un vrai match de coupe. C'est tout ce qu'on demandait. On démarre pourtant bien le match mais ils marquent sur leur première occasion. Ensuite, si on prend le troisième but, c'est fini car après le deuxième but, il fallait retrouver notre organisation. A la mi-temps, mon discours c'était de ne pas se démoraliser ni de se démobiliser et au final, nous sommes très contents de ce résultat."